dimanche 9 septembre 2007

dessin d'observation

Voilà enfin du nouveau:
Je me casse moins le cul pour rédiger, ça a l'avantage d'être bref mais intense..
Je commence toujours mes cours par ça. J'ai l'intention bientôt de démontrer par a+b à quel point il est indispensable de prendre cet exercice au sérieux, voire de le mettre au premier plan. Selon moi ça doit résumer les 3 ou 4 premiers mois d'entrainement. Ce qui est agréable c'est que réussir ce genre de dessin n'est pas une question de technique ou de niveau ou que sais je, mais juste de concentration. Si vous aimez vraiment pas ça, personne vous en voudra mais si vous voulez mieux comprendre le dessin, c'est handicapant je pense. Enfin, ça ralenti beaucoup. Enfin bref..


Apprendre à se concentrer

Prendre le temps de regarder, observer les lignes, les courbes, les axes, les masses, avant de dessiner. Essayer de comprendre comment ça fonctionne, ça s'emboite..etc..

Avoir toujours du recul: Etre à la fois dans le petit détail qu'on est en train de faire, et avoir une vue d'ensemble, pour pouvoir obtenir une coherence du dessin et surtout, ne pas se perdre dans les proportions de ce qu'on fait par rapport à ce qu'on dessine.

Ne plus avoir peur de faire exactement ce qu'on voit, ne pas dessiner « l'idée » d'une main par exemple, mais dessiner une main comme si on la voyait pour la premiere fois; un jeu de courbes, de volumes..etc..

Détendre le poignet pour s'obliger à avoir un trait souple et sûr, meme si maladroit, un trait vivant, ne pas s'appuyer sur son crayon. Le tenir comme un pinceau calligraphique en gros.

Dessiner d'observation c'est s'entrainer à l'observation, au dessin ensuite, c'est une sorte de prise de note aussi, il faut toujours l'aborder comme si on devait apprendre quelque chose de ce qu'on voyait, ce n'est pas juste gribouiller sur une feuille sans rien penser. C'est se poser des questions sur « comment est tel chose », « comment ça se passe si.. ». Le but du dessin d'observation est de répondre au maximum à ces questions.

Se poser des quesions particulières telles que « comment est le volume des différentes visages humains », c'est ça, avoir une démarche.

En perspective, il est important de rendre l'espace. La perspective est juste un moyen de rendre cet espace, tout comme rendre les volumes du corps humain est un moyen de rendre la masse du corps humain. On doit toujours raisonner ainsi.


Plusieurs types d'exercices d'observation:


  1. Vocabulaire graphique (plis d'un pantalon, fenêtre, feu rouge, lampe, voiture, moteur de voiture..etc..tout est à apprendre).

  2. Anatomie, morphologie, volumes du corps humain, soit en pied, soit par petits morceaux(genre les mains, les pieds), soit les visages exclusivements. Il y a une infinité de morphologie différentes chez l'être humain. Il s'agit d'apprendre ces différences. Faire très très attention à la masse des corps. Se dire qu'elle contient des msucles, de la graisse, des os.. Si on en a pas conscience, c'est beaucoup plus casse gueule.

  3. Poses, attitudes des personnages. Il faut apprendre à exprimer un sentiment, un état d'esprit (du perso) juste par son attitude. Apprendre progressivement à accentuer ces attitudes. Jouer pour cela avec les lignes et les courbes du corps.

  4. Mouvement: dessiner des personnages qui bougent, des sportifs... Le but est d'aiguiser à l'extrême sa capacité d'observation, de dessiner de mémoire.

  5. Perspective. (prendre le temps, se poser, se dire qu'on met 10 fois plus de temps à faire ce genre de dessin que pour les êtres vivants.). Apprendre la théorie vite fait et ensuite l'appréhender réellement, car c'est le seul moyen de vraiment la comprendre.

  6. Composition, mise en scène d'une image. Mettre des personnages dans la scène. Jouer avec les lignes, avec la profondeur, rendre l'espace est essentiel.

  7. Faire des seances de morphologie, pour comprendre le corps humain, ses articulations. Il est important de comprendre pour mieux dessiner. Sinon ça reste un dessin superficiel et surtout aléatoire. En ligne ici



ici quelques exemples:

rob thomson


moket


georges!!

"analyse" d'un dessin de penacchioli

Encore un reland de l'année dernière. Aujourd'hui j'aurai des choses à changer, à supprimer peut etre, en tout cas j'aborde le dessin un peu différemment à cause de l'anim sans doute, mais je préfère laisser tel quel, faut pas se compliquer trop la vie d'un coup!

analyse de la "beauté" d'un dessin d'animateur disons...

Je voudrai expliquer, comment, à partir d’un crayonné d’un grand maître du dessin d’animation actuel, je me suis définit (à ma manière) quelques points essentiels pour bien appréhender un dessin, avant même d’aiguiser mon crayon… A quoi doit on penser ? De quoi doit on se rendre compte pour bien s’y prendre ? Qu'est ce que un bon dessin (selon un animateur)? Quels sont les éléments importants dans un dessin ? Qu’est ce qu’on a à dire à travers un dessin tout bonnement… Toutes ces conneries là, c'est important mine de rien.

Observons les dessins des grands animateurs/dessinateurs (ici le grand
Gabriele Pennacchioli )





Que peut on remarquer ?

1. La fluidité et l’homogénéité de la pose. Comme si sa seule silhouette suffisait à exprimer le mouvement, la dynamique. Du bout du doigt de pied jusqu’aux cheveux, le mouvement est là. Chaque partie du corps tient compte de sa voisine ainsi que de son cousin germain à l’autre bout aussi. On peut en déduire qu’il y a un mouvement général pensé et prémédité par l’artiste. Ce n’est pas du hasard. On peut donc en déduire qu’on doit systématiquement et impérativement réfléchir à ce qu’on va faire faire au personnage. On peut par exemple mimer cette pose, avant, pour se rendre compte de sa crédibilité. Autre point ESSENTIEL : il est indispensable de la commencer globalement. Telle une silhouette. C’est ainsi qu’on peut le mieux visualiser le mouvement.

2. Et pourquoi qu’il a pensé à faire tout ça ? Parce qu’il a ressenti quelque chose en observant le réel. Ainsi on peut comprendre que dessiner des bonhommes c'est faire ressortir une action, un sentiment, une expressivité. Laquelle ? La sienne. Celle qu'on aura remarqué au cours de nos longues et studieuses séances d'observation de la vie réelle.. La vie réelle, c’est le carburant. On ne peut « créer » à partir de rien.

3. Pourquoi ses poses sont elles si naturelles et gracieuses ? Parce qu’à travers le dessin d’observation, ce gars a bien compris à quel point les êtres humains n’étaient pas représentés comme des robots, et parce qu'il a voulu souligner cette aisance, cette vie(enfin je suppose, c'est juste des mots hein). C'est-à-dire, pas de manière crispée, raides, immobiles, les bras le long du corps, le torse raide comme un piquet, les jambes tendues à blok. Tout est souple, rien n’est symétrique, rien n’est rigide. Tout se balance et simule la durée de l'action. et ce de manière censée et crédible comme je le disais au paragraphe 1.. Il montre sa vision de la beauté.

4. Chose importante à noter qui découle du paragraphe précédent : Le choix des poses : Toujours en suspend entre 2 temps « finis ». La fille a toujours l’air d’être en suspend, en plein élan, en plein mouvement, jamais à la fin ni au début par contre.. "La vie c’est le mouvement", c'est un peu ça, son idée.

5. Un autre truc essentiel par rapport au mouvement, véritablement en amont de toute ces conneries : c’est la gestion des volumes dans un espace. Comme je disais au début, on ressent une vision globale du personnage par son dessinateur. Comme si il gérait des volumes simplifiés, puis ils les détailleraient à la fin. Cette gestion n’est pas que 2D, mais totalement 3D. Il imagine son personnage en 3D, malgré ce support 2D qu’est sa feuille.


Bon voilà, c'est mon analyse de la chose, j'ignore si c'est juste, mais en tout cas ça m'a permis de me poser des questions interessantes sur le dessin.

dossier concours

Voici un revival de mes anciens messages, certains sont encore d'actu:
Des fois je me dit que j'étais un peu naïve sur certains points, mais en même temps c'est ainsi que je suis rentrée dans cette école donc tant pis si ça tâche un peu, et si je dois supporter mes vieux rough en passant -_-

Constitution du dossier graphique pour les gobelins

Il s'agit d'une des manières de le préparer. J'ai écrit ça pour un "élève", à qui je ne donnerai plus de cours, afin qu'il s'organise. Donc bref, c'est ce que j'ai fait pour rentrer dans cette ecole, or il y a autant de solutions que d'élèves passé par elle.



J'ai essayé d'illustrer un peu pour pas faire un texte trop imbuvable, avec des planches de mon dossier mais il va de soi que c'est PAS pour dire regardeeeez comme je suis une balle mais juste pour donner un exemple de trucs moisis qui illustrent. Les idoles, j'en ai plein en lien partout sur mon blog, l'autre.


format A3 pour situer (40 pages maxi). Le nombre de page, ce sont des approximations évidemment basées sur mon instinct légendaire et sur une théorie idéaliste). Bien présenté, sobre mais classe et tout ça. Il faudra ne garder que ce qui est intéressant et au top, vous avez que 1 page de chaque, potable, n’en rajoutez pas.


1. Divers exercices de mouvement : d’après films, animés (reprendre uniquement les poses, et non les design exacts des persos bien sur), et d’après réalité (rue, bars, cours de sport)…ça doit constituer au minimum 5 pages. (des meilleurs bien sur). Le but étant de travailler la dynamique, le trait vif, la fluidité d’une action sur tout le corps, apprendre à faire tourner un personnage dans un espace en 3D.





1. Des exercices de morphologie : L’anatomie, mais analysée en volume, d’après les muscles du corps humain. (3, 4 pages minimum) (a défaut de cours de nus bien sur). Le but étant d’avoir exploré intégralement les parties du corps… (exemple : soucis avec les pieds, ben s'y coller plusieurs séances et ça va rentrer tout seul sans soucis, mais il faut s’y coller spécifiquement, et éventuellement en montrer les meilleurs…)


2. De l’observation pure et dure « de doc. » comme on dit dans le jargon: étude chiante mais efficace d’objets, de scènes : par le biais de plusieurs médium : crayon, mine de plomb, encres, plume, pinceau, feutre tria…etc.… (3,4 pages). Le but est d'apprendre à rester concentré sans sourciller (c’est pénible sur le moment!), d’apprendre à être rigoureux dans l’observation du monde et sa retranscription, d’apprendre différent medium possibles pour s’exprimer à travers un modèle…

3. Du dessin d’observation au sens plus large et rough: immeubles, paysages. Objets de toutes sortes (commencer par des photos) Puis ensuite, en incluant des gens dedans, faire une vraie scène. Varier les rendu ; autant en rough que en y passant 3 plombes. (5 pages minimum). Le but est d’apprendre à être à l’aise pour représenter un espace, une scène... Ne pas hésiter à se poser pour dessiner un truc qui intéresse.





4. Du dessin d’animaux : D’après photos, vidéo au début et dès que possible, la ménagerie ja grande galerie del'évolution etc. Le but est de s’approprier d’autres formes, d’autres espèces, afin ensuite d’être plus libre pour en créer de nouvelles (acquérir une sorte de vocabulaire graphique)… (5 pages minimum)




5. Des dessins d’imagination de mouvement : En quelque sorte, ce sont tout ses acquis techniques qu'on réutilisera pour son plaisir personnel à faire bouger des persos ..Toujours se baser sur ses acquis, c’est là le challenge, ça viendra avec pas mal d’acquis. Essayer de viser surtout les dessins qui ont des poses vivantes, intéressantes. Le but est de se faire plaisir premièrement, et puis de montrer qu'on aime explorer plein de choses diverses, et pas forcément acquises d’avance.. (5 pages minimum)








6. Des dessins d’imagination/d’après documents, de créations de personnages ou de bâtiments : Le but étant de montrer que l'on sait créer, se renouveler « à l’infini », qu'on est ouvert à un maximum de graphismes et de cultures…





7. Un projet personnel : Une bd dans l’idéal puisque ça met du sens à ses recherches, m’enfin n’importe quoi d’équivalent (à réaliser genre après 4 à 6 mois d'entrainement technique seulement, pour qu'on ai le temps de s’approprier pas mal d’acquis techniques auparavant, que l'on devra entretenir grâce aux exercices plus hauts), comportant (dans le désordre) : (le but étant de s’entraîner par ce biais et de montrer ainsi sa capacité de travail personnel ainsi que la cohérence de sa démarche(on montre par là sa volonté de vouloir raconter des histoire)


1. Des recherches de personnages : (un posing de base (dynamique néanmoins) pour définir la morphologie, les habits… (pas forcément un turn around au sens classique non plus). Des mises en situation diverses pour chaque perso, pour les faire vivre un peu. Des études de têtes avec études expressions faciales. ½ page voire une page par personnage.

2. Des recherches graphiques : des essais sur des persos, de rendus divers et variés. Style plus ou moins carré, style plus ou moins tremblant, laché, rigoureux, recherches de couleurs si on décide de faire ça en couleur (ce qui est un « plus »), faire des essais, montrer sa démarche pour arriver au rendu final. (« je suis passé par ci, et par ça et puis j’ai décidé de ne garder que ce type de chose et donc...blabla… » Il s’agit pas de l’écrire bien sur, juste de l’illustrer. ça montre que on bosse beaucoup et efficacement, et ça montre que on cherche plus loin et plus original que ce qui est déjà donné). Au moins une page.

3. Des recherches de décors : Qui doivent bien sur être cohérentes vis-à-vis de ses personnages, de son univers graphique, blablabla…2 pages je dirai à vue de nez.

4. Un beau story board : Pour faire un beau story board, il faut connaître le plus possible ses personnages, niveau volume et proportions, ainsi que ses décors, afin de pouvoir faire des plans de manière cohérente dans l’espace. Le tout est très axé cinéma donc pas de partage en sucette, même si c’est une bd, ça doit rester très axé mouvement et plans cinématographiques ! 2 à 4 pages de story par page du dossier A3. (selon son degré de minutie)

5. Et puis ben les planches hein… (2 pages de bd par page du dossier)...Lâchez vous! :D



Concrètement :



Moi je suis du genre à m’exercer par palier. Mais on peut choisir de distiller ça par jour. Genre le lundi je fait ça, le mardi…etc.…A soi de s’y mettre selon ses envies (et besoins). L’important est de ne pas se laisser aller.
L’important est de rester concentré tout le temps sur le dessin.
Et de toujours dessiner dans le but de s’améliorer quelque part.
L’important est de ne pas craindre de faire quelque chose de nouveau… Tout ces exercices sont là pour apprendre à le faire. On se donnes les moyens de se lâcher, précisément. On n’a pas le droit d’être déçu de ne pas y arriver tout de suite. Car ça viendra tout seul progressivement, avec la patience, l’acharnement, le temps. On as trop souvent tendance à vouloir faire la dernière étape (forcément chiante comme la mort graphiquement car sans travail d’expression derrière) sans trop d’effort, or on doit en chier. Y a pas de miracle. Et Picasso n’était pas un génie, je ne crois pas au don. Il travaillait comme un bourrin. Il a commencé tôt et de nombreuses choses ou personnes (peu importe)l'ont poussé à se surpasser chaque fois..

1. Les exos de mouvement : On y vas progressivement. On commence par bilang.com , le site de kung fu. On prend des films de toute sorte, On fais pause, et On se fais ça MINIMUM une fois par semaine (2H) (ou bien on bourrine et on s’en fait 2 semaines de suite puis on fait ça toute l’année une fois par semaine). Il faut rechercher l'ensemble, le mouvement général, comme lorsqu'on plisse les yeux. Ensuite, on arrête de mettre pause et on fais tourner en boucle, on se force à se mettre en difficulté, si on est concentré et qu'on en a fait suffisamment régulièrement sous pause, on y arrivera forcément. Quand on est concentré et impliqué, tout arrive sans soucis. Enfin, on sort dehors, on s’incruste dans un cours de sport, on s’assoie dans un bar, dans une soirée et on dessine. Tout ce qui bouge. Succinctement. On doit rechercher à résumer un mouvement, à acquérir un trait le plus dynamique possible.

2. Les exos de "morphologie"/volume/anat' :On prend les dessin de kchen http://www.angelfire.com/art3/kchendemos/ et on les recopie en les analysant attentivement, puis on les refait de mémoire. Il faut comprendre ce qu'on dessine.

3. Les études de doc : En gros on doit se confronter à la découverte d’une autre façon de percevoir, par l’ombre et la lumière, par l’encre, par le fusain ou que sais-je. Et s’habituer à passer des heures à étudier un objet, à créer des compositions intéressantes. Si j’ai bien appris quelque chose durant mes 6 mois à mon école de graphisme, c’est ça, c’est vraiment un atout.

4. L’observation au sens large : Le but c’est vraiment que l'on puisse faire de la poudre aux yeux comme moi, improviser des pers "cohérentes" un minimum. C’est aussi de s’approprier un vocabulaire graphique, refaire une moulure, son lave-vaisselle, n’importe quoi qui apporte quelque chose et qui entraîne à rester concentré sur une chose. Donc commencer progressivement là aussi : Par une photo, par un objet chez soi, pas chiant comme un briquet bien sur, un truc un peu challenge toujours. Refaire si on rate, autant de fois que nécessaire.

5. Du dessin d’animaux : Pareil que pour les dessins d’observation et de mouvement. Même méthode. Commencer progressivement. Surtout ne pas s'amuser à faire les poils. C’est vraiment la forme que l'on doit étudier. Pour les reptiles, ben c’est aussi l’étude de leur peau, relief et tout ça. Apprendre comment elle est foutue…etc.… C’est un peu énorme comme challenge mais c’est vraiment un « plus », au moins que d'étudier certains animaux typiques de leur genre animalier. Les insectes c’est assez tripant je tiens à le dire.

6. Les exo d’imagination de mouvement : On dois s’y mettre progressivement. D’abord pour son plaisir, quand on en as envie. Et puis bourriner sur la fin, quand on aura de plus gros acquis. En tout cas, ne plus s’accorder de dessins qui ne soient pas challenge un minimum(il faut etre efficace, fini les mickey sur les marges de cahiers). Ils doivent être placés dans un espace 3D, bouger, ne pas être fait « à l’égyptienne », vraiment évoluer dans l’espace. Commencer par des poses simples et puis ensuite, imaginer d’autres choses. Quand on a du mal, les mimer surtout, ainsi que les expressions faciales, ça aide énormément.

7. Dessins de création design décors et personnages : Bibliothèque Beaubourg, c’est vraiment impec pour ça. Très régulièrement, une à 2 fois par mois sachant que c’est ouvert tard). Et puis sinon, regarder ses dossiers de dessins pechos sur le net, s'inspirer, repomper(sans jamais poster en pretendant l'avoir inventé ça va de soi), transformer…


8. Projet personnel :

Etudes de personnages : Etre efficace, travailler autant qu’il faut dessus, penser à regarder d’autres dessins qui vous inspirent, d’autres photos, se donner des idées, on ne peut partir de rien, on doit passer un certain temps à matter avant de s’y mettre concrètement. C’est un peu vertigineux de commencer quelque chose de réellement nouveau, mais faut se lancer ! Ensuite ça passe tout seul car avec une histoire derrière, on fait les choses logiquement…Se mettre un concept par le biais de son histoire. Je pars d’un concept, et je pars en live. « Il a une forme triangulaire de base, il est élancé car il se veut un peu vil et sournois…etc.… » Etre cohérent, toujours.

Recherches graphiques : Faut utiliser divers medium. Observer attentivement les bd qui vous font triper. Tenter d’inventer quelque chose à partir de ses observations. (moi j’ai fait un mix mignola/contes du 7e souffle par exemple, pour simplifier). Faire des sortes de petites cases ou on dessine des petites choses, comme le fait si bien Dub justement. Ça aide énormément se faire une idée. http://capitainedub.blogspot.com/

Recherches de décors : Il est essentiel d’y passer du temps. De bien mettre au point les proportions. Les détails. Si on fait un monde antique/techno, ça peut aider à recréer quelque chose, plutôt que si on fait juste de l’antique. Essayer de créer un maximum. La documentation est là aussi primordiale. Ainsi que de s’inspirer de ses aînés.

Le story board : Essayer de jouer avec les cadrages, le découpage, les mouvements de caméras, varier les plaisirs, ne pas hésiter à faire des plans osés, à mimer des plans cinématographiques avec plusieurs plans ou un bout de perso en premier plan par exemple. Pour s’améliorer là dedans, il faut regarder des bd, des animés, des films aussi, noter vite fait leur cadrages en rough.

La bd : Elle coulera de source après toute ces nombreuses étapes, justement… :p