dimanche 9 septembre 2007

"analyse" d'un dessin de penacchioli

Encore un reland de l'année dernière. Aujourd'hui j'aurai des choses à changer, à supprimer peut etre, en tout cas j'aborde le dessin un peu différemment à cause de l'anim sans doute, mais je préfère laisser tel quel, faut pas se compliquer trop la vie d'un coup!

analyse de la "beauté" d'un dessin d'animateur disons...

Je voudrai expliquer, comment, à partir d’un crayonné d’un grand maître du dessin d’animation actuel, je me suis définit (à ma manière) quelques points essentiels pour bien appréhender un dessin, avant même d’aiguiser mon crayon… A quoi doit on penser ? De quoi doit on se rendre compte pour bien s’y prendre ? Qu'est ce que un bon dessin (selon un animateur)? Quels sont les éléments importants dans un dessin ? Qu’est ce qu’on a à dire à travers un dessin tout bonnement… Toutes ces conneries là, c'est important mine de rien.

Observons les dessins des grands animateurs/dessinateurs (ici le grand
Gabriele Pennacchioli )





Que peut on remarquer ?

1. La fluidité et l’homogénéité de la pose. Comme si sa seule silhouette suffisait à exprimer le mouvement, la dynamique. Du bout du doigt de pied jusqu’aux cheveux, le mouvement est là. Chaque partie du corps tient compte de sa voisine ainsi que de son cousin germain à l’autre bout aussi. On peut en déduire qu’il y a un mouvement général pensé et prémédité par l’artiste. Ce n’est pas du hasard. On peut donc en déduire qu’on doit systématiquement et impérativement réfléchir à ce qu’on va faire faire au personnage. On peut par exemple mimer cette pose, avant, pour se rendre compte de sa crédibilité. Autre point ESSENTIEL : il est indispensable de la commencer globalement. Telle une silhouette. C’est ainsi qu’on peut le mieux visualiser le mouvement.

2. Et pourquoi qu’il a pensé à faire tout ça ? Parce qu’il a ressenti quelque chose en observant le réel. Ainsi on peut comprendre que dessiner des bonhommes c'est faire ressortir une action, un sentiment, une expressivité. Laquelle ? La sienne. Celle qu'on aura remarqué au cours de nos longues et studieuses séances d'observation de la vie réelle.. La vie réelle, c’est le carburant. On ne peut « créer » à partir de rien.

3. Pourquoi ses poses sont elles si naturelles et gracieuses ? Parce qu’à travers le dessin d’observation, ce gars a bien compris à quel point les êtres humains n’étaient pas représentés comme des robots, et parce qu'il a voulu souligner cette aisance, cette vie(enfin je suppose, c'est juste des mots hein). C'est-à-dire, pas de manière crispée, raides, immobiles, les bras le long du corps, le torse raide comme un piquet, les jambes tendues à blok. Tout est souple, rien n’est symétrique, rien n’est rigide. Tout se balance et simule la durée de l'action. et ce de manière censée et crédible comme je le disais au paragraphe 1.. Il montre sa vision de la beauté.

4. Chose importante à noter qui découle du paragraphe précédent : Le choix des poses : Toujours en suspend entre 2 temps « finis ». La fille a toujours l’air d’être en suspend, en plein élan, en plein mouvement, jamais à la fin ni au début par contre.. "La vie c’est le mouvement", c'est un peu ça, son idée.

5. Un autre truc essentiel par rapport au mouvement, véritablement en amont de toute ces conneries : c’est la gestion des volumes dans un espace. Comme je disais au début, on ressent une vision globale du personnage par son dessinateur. Comme si il gérait des volumes simplifiés, puis ils les détailleraient à la fin. Cette gestion n’est pas que 2D, mais totalement 3D. Il imagine son personnage en 3D, malgré ce support 2D qu’est sa feuille.


Bon voilà, c'est mon analyse de la chose, j'ignore si c'est juste, mais en tout cas ça m'a permis de me poser des questions interessantes sur le dessin.

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